Les habitants du Honduras ont accueilli en héros jeudi les joueurs de l’équipe de football qui a obtenu mercredi son billet pour le Mondial 2010, oubliant pendant quelques heures la crise politique paralysant le pays depuis plus de trois mois.
Alors que les représentants du président déchu Manuel Zelaya, renversé par un coup d’Etat le 28 juin, et ceux du gouvernement putschiste tentaient toujours de trouver un accord de sortie de crise, des milliers de personnes sont allées à l’aéroport pour saluer les joueurs, vainqueurs la veille au Salvador (1-0). Grâce au match nul concédé dans le temps additionnel par le Costa Rica aux États-Unis (2-2), le Honduras, petit pays d’Amérique centrale (7,6 millions d’habitants), disputera l’an prochain la deuxième Coupe du monde de son histoire, après celle de 1982 en Espagne.
Chez nous, c’est le contraire : tout va bien dans les hautes sphères du pouvoir, et on le célèbre chaque jour à coups de Youyou (Zgharites marocains et autres cris indiens), mais rien ne va côté foot… Tout est à l’envers décidément de l’autre coté du globe.