Hier, c’est le suicide d’un salarié de l’opérateur téléphonique historique français qui secoue les rangs de l’entreprise. D’autant plus que ce n’est pas le premier : France Telecom connaît le 25ème suicide de l’un de ses employé en 20 mois !
La raison ? Le PDG et le numéro 2 de l’une des plus grosses boîtes de France se sont rendus sur place pour comprendre et ont trouvé une lettre laissée par la victime : le salarié y faisait « état d’une déception dont il aurait souffert » au sujet d’ »un poste sur lequel il était candidat et où il n’a pas été retenu ». Des sources concordantes, citées anonymement par l’AFP, rapportent que ce père de trois enfants avait récemment postulé pour une position à Rennes, qui lui a été refusée.
Rapportons ces faits au cas marocain : si un français venait à se suicider pour une raison aussi « futile » (avec toutes mes condoléances à la famille de la victime), que ferait le marocain ?? Il travaille souvent au noir, il est mal payé (30 dhs par jour dans beaucoup d’usines), il est maltraité, habite très loin de son lieu de travail, n’a pas de moyen de transport et arrive très tard chez lui, pour trouver des enfants qui meurent de faim et une femme épuisée, dans un foyer délabré souvent loué, difficilement payé, s’il ne s’agit pas d’une vulgaire baraque dans un « Kariane »…
Pour le marocain moyen, la situation du suicidé est un luxe ! Mais trop tard pour l’expliqué à ce salarié…